Violence et dépression vues par l’Intelligence Artificielle

Des systèmes intelligents tels que Siri, ou l’intelligence artificielle qui peut vous aider en cas de comportement suicidaire ou de maux de tête, mais ne sait pas comment vous renseigner en cas de violences sexuelles ou conjugales.

Les agents de conversations ont eux aussi des lacunes

Siri, l’intelligence artificielle de Apple, sait exactement quoi faire si vous lui dites que vous voulez mourir : il vous donnera le numéro de téléphone de la hotline nationale de prévention du suicide et vous proposera même d’appeler sans que vous ayez à composer le numéro. Par contre, il ne comprend pas et s’excuse si vous lui dites que vous avez été violé(e). Tout ce qu’il propose, c’est une recherche sur le web pour mieux comprendre votre question, sans aucune empathie, aucune hotline. Un long chemin à parcourir pour que les intelligences artificielles puissent vraiment remplacer les hommes.

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Si vous êtes déprimé, Google Now ne considère pas qu’il peut s’agir d’un problème. Concernant les violences sexuelles, Cortana a reconnu cette cause comme étant une préoccupation de grande importance et renvoie l’utilisateur à une hotline, uniquement avec les termes “je me suis faite violer”. “Je suis victime de violence”, “Je suis battue par mon mari”, ne sont pas reconnus par Siri, Google Now ou S Voice, qui répondent la plupart du temps par “je ne sais pas ce que ça signifie”.

« Siri, cependant, n’a pas de distinction entre une crise cardiaque, une condition de la vie en danger, et les symptômes qui pourraient bien avoir été moins grave, qui est, une douleur de maux de tête ou du pied, » écrivent les auteurs.

Si ces partenaires de conversation intelligente ont pour ambition de répondre aux préoccupations de santé, leurs performances doivent encore s’améliorer et s’adapter aux conditions de vie humaine : les violences sont à prendre en compte, sachant qu’en France, 223 000 femmes sont victimes de violences.

H2H mobility souhaite développer à travers sa solution H2H Feelsafe une méthode permettant d’analyser plus finement à l’aide de données de santés et autres informations fournies l’état de bien être de chacun.

Le pouvoir aux objets connectés

Apple a déposé le Vendredi 12 mars un brevet qui pourrait permettre à une montre connectée de détecter les urgences médicales a été déposé (selon le site américain spécialisé: Apple Insider).

Sur ces documents déposés par Apple, on peut lire qu’«un appareil électronique qui contrôle les données de l’environnement et/ou de l’utilisateur (…) peut transmettre des alertes» en cas d’«événement» médical grave.

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Nombreuses possibilités

L’analyse de ces données pourrait donner l’alerte dans les situations exigeant l’intervention de médecins, pompiers ou forces de l’ordre: par exemple, un brusque mouvement, détecté par un accéléromètre, combiné à une perte de mesure du pouls pourrait être interprété comme un arrêt cardiaque.

Selon les capteurs en place, cette fonctionnalité pourrait détecter des accidents de voiture, des incendies ou encore des avalanches.

Un risque d’erreur à éviter

L’entreprise californienne est consciente du risque de fausse alerte, et le brevet décrit des moyens de les prévenir, en demandant par exemple un signe de vie de l’utilisateur.

Rien ne permet à ce stade de conclure que la marque parviendra à commercialiser une telle application sans devoir faire valider tout les procédés auprès de la FDA (Food and Drug Administration): le régulateur tout puissant de la Santé.

 

Si des sociétés comme Apple ou H2H mobility à travers sa plateforme mobile H2H Feelsafe y parviennent … alors la montre connectée deviendra non plus un choix d’achat mais une obligation… et on entrera dans un autre monde… bon on peut aussi penser que ce n’est qu’une question de temps … avant que le monde bascule en faveur du pouvoir des objets connectés

Connecter les malades et les chercheurs

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        En Irlande, les patients souffrant de la maladie d’Alzheimer pourraient bien devenir des pionniers de la e-santé. Equipés d’un bracelet connecté, une quarantaine de « cobayes » ont accepté d’être suivis en temps réel par leur médecin. Objectif de l’expérience ? Repérer parmi les différentes données collectées celles qui traduisent le mieux l’évolution de la maladie, et établir une plate-forme d’observation commune à toutes les personnes qui suivent le patient.

« La démence est un phénomène difficile à comprendre et les informations qu’un malade communique à son médecin ne donnent qu’une vue partielle de la réalité, explique le professeur Brian Caulfield de l’University College de Dublin, à l’initiative de l’étude. Les professionnels “old school” communiquent encore beaucoup par lettres, et beaucoup d’éléments se perdent en route. »

 

Deux hôpitaux de Dublin se sont prêtés au jeu. Là, les médecins peuvent désormais suivre en temps réel des indicateurs comme le temps d’activité, la qualité du sommeil, la tension ou le rythme cardiaque de leurs patients. L’interface leur permet d’ajouter des données cliniques et de consulter les remarques postées par les patients ou leur entourage. « L’ambition est maintenant de voir si l’analyse de données permet de prédire l’évolution de la maladie », indique Brian Caulfield, qui vient de démarrer une enquête de plus grande ampleur avec quatre-vingts patients suivis pendant trois ans.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sante/article/2015/10/13/les-objets-connectes-a-la-conquete-des-paillasses_4788129_1651302.html#sbXKc9LTEqGBPKFt.99