Pourquoi créer des indicateurs en entreprise ?

Ref. Santé & Travail n° 079 

Les-objets-connectes-et santé

La production d’indicateurs en santé au travail se développe dans les entreprises. Pour autant, leur élaboration comme leur utilisation ne donnent pas toujours lieu à un véritable débat, ce qui réduit leur pertinence.

 » Le recours à des outils de quantification de la santé au travail se développe aujourd’hui au sein des entreprises. La tendance est à la mise en place de dispositifs systématiques et pérennes, produisant régulièrement des données chiffrées sous la forme d’indicateurs censés permettre des comparaisons dans le temps et entre diverses unités (des secteurs de l’entreprise, des établissements…). La place prise désormais par ces dispositifs dans le débat sur les questions de santé au travail en entreprise mérite que l’on étudie d’un peu plus près les motifs de leur mise en oeuvre, les usages sociaux qui en sont faits et leurs effets en matière de prévention. »

Outil stratégique

« Il existe des intérêts hétérogènes, mais non moins communs, portés au développement du chiffrage. Dans la demande d’indicateurs de  » santé au travail « , formulée par les partenaires sociaux, s’expriment diverses attentes. Certains veulent y voir un simple outil de connaissance, ou un levier de pilotage et de management, ou encore la base d’un dialogue sur la santé au travail. D’autres espèrent en tirer des arguments dans un débat sur la définition d’un  » problème « , ou un appui à la mise en forme de démarches réglementaires, comme l’élaboration et la mise à jour du bilan social ou du document unique d’évaluation des risques. D’autres, enfin, peuvent vouloir s’en servir comme outils de  » preuve « , en vue d’étayer des responsabilités ou de les minimiser »…

« Il est néanmoins important de rappeler que, au-delà de ces attentes, l’utilisation qui peut être faite des données chiffrées dépend avant tout de la façon dont elles sont fabriquées, diffusées, débattues et interprétées. Quantifier est en effet un acte politique avant d’être un acte technique et mathématique. Tout chiffre résulte de choix, concernant la définition de l’objet que l’on cherche à mesurer, les catégories retenues pour l’enquête, les méthodes de quantification (questionnaire, échantillonnage…). Ces choix structurent la manière de définir le problème et donc d’agir dessus. »

Compréhension ou évaluation ?

« Enfin, on peut distinguer deux logiques dans l’usage qui est fait des chiffres : une visée de description et de débat et une visée d’évaluation. La première cherche à comprendre les processus sous-jacents à l’obtention de tel ou tel résultat. Par exemple, le constat d’une diversité de situations au sein d’une même entreprise peut amener à rechercher ce qui favorise la protection et la construction de la santé dans certains métiers ou secteurs et ce qui y fait obstacle dans d’autres. Dans une logique évaluative, au contraire, la comparaison des résultats tend à définir une norme, un niveau à atteindre. Au sein de grands groupes, il est fréquent d’observer une comparaison des résultats des filiales par rapport au groupe. Le niveau du groupe tend à servir de référence, et les résultats dans les filiales sont jugés rassurants ou inquiétants par rapport aux écarts observés. Cela revient à considérer que le niveau moyen est  » objectivement  » moyen, c’est-à-dire ni bon ni mauvais.

Ces divers usages sociaux des chiffres sont révélateurs de conceptions opposées quant à la manière de prendre en charge les problèmes. La façon dont les chiffres sont utilisés, loin d’être dictée par leurs concepteurs, résulte avant tout de rapports de force entre divers acteurs qui ont des attentes divergentes envers les données et le rôle joué par les instruments de quantification. Au coeur des tensions sur les usages des chiffres, la question de l’imputabilité aux conditions de travail de ce qui est constaté est implicitement posée.

L’augmentation des demandes de chiffres par les partenaires sociaux, de l’offre en matière d’outils de mesure en santé au travail, et la diversité des dispositifs de quantification mis en place aujourd’hui dans les entreprises ne se traduisent pas forcément par une mise en débat du travail et de ses enjeux. Pour ce faire, il faudrait construire des indicateurs cohérents et partagés, créer des dispositifs permettant une discussion collective et controversée sur les méthodes et catégories statistiques utilisées, l’interprétation des résultats et leur insertion dans des démarches de prévention. »

http://www.sante-et-travail.fr/pourquoi-creer-des-indicateurs-en-entreprise_fr_art_1155_59550.html

Suivre la prise de médicaments pour les personnes âgées

Mauvaise prise de médicaments : quels sont les risques ?

« Un traitement n’est jamais donné à la légère, surtout à une personne âgée qui cumule souvent d’autres médicaments à prendre quotidiennement. Il faut savoir que la polymédication des personnes âgées est une réalité très répandue, et généralement légitime, avec parfois jusqu’à des dizaines de gélules et comprimés à prendre à chaque repas.

Si les médicaments ne sont pas absorbés à la bonne dose et au bon moment, le traitement risque de ne pas être efficace. C’est le cas des médicaments que l’on a oublié de prendre et cela se traduit par un sous dosage. Mais inversement, le traitement peut aussi être dangereux si, par inadvertance, la dose est doublée. C’est le cas d’une personne qui a oublié qu’elle a déjà pris son comprimé. Il y a alors surdosage avec un risque majoré d’effets secondaires, lesquels peuvent être graves.

Il n’en faut donc ni trop, ni trop peu, mais respecter à la lettre la posologie du médecin en premier lieu, sinon, celle indiquée sur la notice. »

pilules

Suivez les prises de médicaments avec l’application mobile H2H Feelsafe

H2H Feelsafe est une application mobile vous permettant de suivre vos indicateurs de santé, mais également de suivre la prise de médicaments d’une personne âgée, ou d’un enfant. Et de vous alerter si la prise n’a pas été correcte.

Extrait du site e-sante.fr.

En savoir plus sur http://www.e-sante.fr/personnes-agees-comment-aider-bien-prendre-leurs-medicaments/actualite/1112#Y5xCCX25uo1Pegzt.99

Le dossier médical informatisé

Définition

« Le dossier médical informatisé est une des composantes d’un système d’information en réseaux.
Il est précisé dans la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades que le dossier médical concerne l’élaboration des suivis de diagnostic, les traitements, mais aussi plus généralement tous les échanges écrits entre les professionnels de santé. Le dossier médical informatisé est donc constitué d’informations administratives et médicales nominatives qui forment une base de données dans le sens où il s’agit d’un « recueil d’oeuvres, de données, ou d’autres éléments indépendants, disposés de manière systématique ou méthodique et individuellement accessibles par des moyens électroniques ou par tout autre moyen » (loi du 1 juillet 1998). »

Utilité d’un dossier patient informatisé

« Dans son rapport d’activité 1999, le Conseil Supérieur des Systèmes d’Information de Santé indique que le dossier se place au cSur du système de santé dans le sens où il se situe au carrefour de quatre grandes évolutions

  • Le développement de la « Médecine assistée par ordinateur »
  • La recherche d’une efficience sanitaire nouvelle
  • Le besoin de transparence et d’information
  • Le besoin de sécurité sanitaire

Informatiser un dossier de santé permet :

  • De faciliter la coordination des soins entre les différents professionels de santé. Le dossier de santé doit permettre une prise en charge partagée du patient au sein des différentes structures de soins d’un réseau.
  • De faciliter l’exercice professionnel quotidien par la fourniture d’outils de classification permettant de retrouver les informations rapidement selon plusieurs critères : par nature des données (cliniques, biologiques, imagerie), par ordre chronologique, par nom, par âge, par lieu de domiciliation, par type d’affection.
  • D’apporter une aide à la décision, à l’évaluation et aux études cliniques en permettant l’utilisation de protocles de prise en charge prédéfinis établis à partir des référentiels de pratiques. Ces protocoles comporteront des formulaires de saisie correspondant aux données structurées nécessaires à l’évaluation de la qualité des soins dispensés dans le réseau, à la recherche clinique coopérative régionale, aux études épidémiologiques et à la traçabilité du parcours du patient dans le système de soins.
  • Le dossier de santé par Internet offre en plus de ces services, la possibilité pour le patient d’accéder à son dossier à n’importe quel endroit du monde et en plusieurs langues. De plus, il permet de favoriser la prise de conscience et la prise en charge par le patient lui-même de sa santé grâce par exemple à l’implémentation de messages d’alerte automatique (rappel de vaccinations obligatoires, de consultations annuelles ou d’examens complémentaires à effectuer. »

(Extrait site caduce http://www.caducee.net/DossierSpecialises/systeme-information-sante/dmi.asp).

Une application mobile permettant la gestion d’un dossier patient

H2H Feelsafe est une application mobile qui en plus des possibilités de suivi d’un patient par géolocalisation, permet également de le suivre au niveau médical. De suivre par exemple ses principaux indicateurs de santé, sa prise de médicaments,…