e-Santé ou m-Santé ?

Extrait de l’article http://lecardiologue.com/2014/04/01/e-sante-ou-m-sante/

e-Santé ou eHealth

« Le terme d’e-Santé désigne tous les aspects numériques touchant de près ou de loin la santé. Cela correspond à du contenu numérique lié à la santé, appelé également la santé électronique ou télésanté.

Cela concerne des domaines comme la télémédecine, la prévention, le maintien à domicile, le suivi d’une maladie chronique à distance (diabète, hypertension, insuffisance cardiaque …), les dossiers médicaux électroniques ainsi que les applications et la domotique, en passant même par la création de textiles intelligents.

La e-santé apparaît de plus en plus comme la solution à mettre en place pour palier aux difficultés de notre système de soins qui est confronté aujourd’hui à plusieurs défis majeurs :

– vieillissement de la population,

– gestion de la dépendance,

– accès universel à une prise en charge de qualité,

– accroissement significatif des dépenses,

– explosion des maladies chroniques,

– évolution de la démographie médicale qui menace l’accès égalitaire aux soins. »

m-Santé ou mHealth

« Il s’agit de tous les services touchant de près ou de loin à la santé disponibles en permanence via un appareil mobile connecté à un réseau (smartphones ou tablettes).
En d’autres termes, on peut dire également que la m-Santé est l’e-Santé accessible avec un téléphone mobile ou un tablette.

La Fondation des Nations-Unies a organisé la définition de la m-Santé avec les six catégories d’applications dans le domaine de la santé mobile :

– éducation et sensibilisation,

– téléassistance,

– diagnostic et traitement de soutien,

– communication et formation pour les professionnels de santé,

– maladie et le suivi d’une épidémie,

– surveillance et la collecte de données à distance. »

Le concept de M-Santé

La M-santé – Qu’est ce que c’est ?

L’utilisation massive du mobile et de la tablette transposé au monde de la E-santé a donné naissance au concept de M-santé ou santé mobile. L’OMS l’a défini comme recouvrant « les pratiques médicales et de santé publique reposant sur des dispositifs mobiles tels que téléphones portables, systèmes de surveillance des patients, assistants numériques personnels et autres appareils sans fil ».

Les enjeux de la M-santé

Les enjeux en matière de M-santé sont multiples et s’articulent autour des thèmes suivants:

  • L’amélioration de  la qualité des soins.
  • La réduction des  coûts de prise en charge.
  • L’intégration dans la dimension préventive des systèmes de santé.
  • L’amélioration de l’accès aux soins dans les pays en voie de développement et les zones de désertification médicale.

L’usage de la M-santé par les médecins

L’utilisation du Smartphone s’est inscrite très rapidement au centre de la pratique quotidienne des médecins. En effet selon l’étude du Lab e-santé, plus de 65% des professionnels de santé déclarent utiliser des applications à des fins professionnels. Cependant ils ne sont que 24% à déclarer que les applications de M-Santé sont devenues « tout à fait incontournables ».

Une offre pléthorique à croissance rapide

Les applications mobiles de santé comprenant au sens large les applications de « bien-être » et celle à vocation médicale ont connues depuis leur apparition sur le marché en 2008 une croissance rapide. Certaines permettent le partage du dossier santé entre référent et patient, comme c’est la cas de la solution H2H Feelsafe créée par H2H mobility. Cette application permet également gratuitement de géolocaliser les personnes à protéger et de gérer des alertes.

Comment prévenir toutes sortes d’agressions ?

« De nombreuses entreprises ou même individus utilisent les nouvelles technologies pour prévenir toutes sortes d’agressions. Objets connectés et smartphones, en tête. (*)

« En France, on enregistre une plainte pour viol toutes les 40 minutes selon une enquete publiée par Le Figaro. Profitant de solutions technologiques, des dispositifs ont vu le jour pour à la fois protéger les potentielles victimes, mais aussi pour faire fuir leurs agresseurs. Des sous-vêtements au jeans “intelligents”, en passant par le vernis à ongles détecteur de GHB et différents wearables dont nous parlions en juillet, les gadgets « anti-agressions » sont donc désormais nombreux.

Toutefois, deux types de technologies se démarquent : les (petits) objets connectés et les applications sur smartphone. Transportables, connectées et géolocalisables, ces initiatives permettent de se sentir en sécurité mais ne résout toutefois pas tous les problèmes.

Des applications « ange-gardien »

Parmi les objets connectés, une start-up américaine a mis au point un spray au poivre doté d’un appareil photo. Baptisé « The Defender », ce dispositif permet de photographier son agresseur avant de lui projeter une dose de lacrymogène dans les yeux et d’émettre une alarme assourdissante. Connectée à un smartphone, cette application est en mesure de localiser son utilisateur rapidement grâce au GPS.  »

Parmi les applications, H2H Feeelsafe créée par la société française H2H mobility permet d’alerter ses proches en cas de danger en utilisant son smartphone. « Crée par des étudiants américains, l’application Companionassure les déplacements des étudiantes sur les campus la nuit. Elle peut détecter les signes d’un éventuel danger si le portable est secoué, si les écouteurs sont arrachés ou si l’utilisateur court ou dévie de son chemin. En cas d’absence de réponse au bout de 15 secondes, l’application envoie un message d’alerte aux contacts sélectionnés. Pourtant entre le vol ou l’agression, Companion ne fait pas encore de différences.

La prévention, principale arme de défense

Les applications pour la sécurité des femmes connaissent d’ailleurs un tel succès puisqu’elles ont été téléchargées des centaines de milliers de fois, notamment aux États-Unis et dans certains pays européens (Danemark, Allemagne). Pour Nicolas Desachy, créateur de « Gaspard », ce sont de « bonnes initiatives face à une société qui a tendance à tendre vers un climat anxiogène ». Pourtant, il n’existe pas encore de « systèmes émergents pouvant assurer une sécurité optimale » face aux agressions ou harcèlements de rue.

Des applications qui géolocalisent mais qui ne permettent pas de suivre à la trace son utilisateur. En effet, si la fonction GPS qui peut rassurer certaines personnes, tout comme la mise en relation directe avec la police, celles-ci doivent être activées pour suivre les faits et gestes d’un individu. »

 

(*)Reprise de l’article https://atelier.bnpparibas/smart-city/article/applications-objets-connectes-aident-lutte-contre-agressions