Le plan Alerte enlèvement affiche 100% de réussite

Depuis 2006, le plan Alerte enlèvement affiche 100% de réussite.

Alerte enlevement

 

Quatorze déclenchements. Dix-sept enfants retrouvés – certaines alertes ayant concerné deux enfants. 100% de réussite. Adopté  en 2006 en France, le dispositif alerte enlèvement, déclenché jeudi après la disparition de la petite Berenyss, vise à diffuser très  rapidement une alerte via une cinquantaine de canaux pour mobiliser la population afin de retrouver un enfant enlevé par un ravisseur.

Le dispositif s’est largement inspiré du plan «Amber Alert», créé au Texas en 1996, après l’enlèvement et l’assassinat d’une fillette. Une étude réalisée en 1993 aux Etats-Unis a mis en évidence que les premières heures suivant la disparition étaient décisives. En effet, sur 621 enlèvements d’enfants qui se sont terminés par un homicide, 44% étaient tués dans la première heure, 74% dans les trois heures et 91% dans les 24 heures suivant l’enlèvement.

Le procureur de la République déclenche l’alerte

Quatre critères doivent être remplis pour pouvoir déclencher le dispositif. Il doit s’agir d’un enlèvement avéré, la vie de la victime doit être en danger, la victime doit être mineure et des éléments d’information doivent permettre de localiser l’enfant ou le suspect. Mais le déclenchement n’est pas automatique. «C’est un acte d’enquête laissé à l’appréciation du procureur de la République. C’est lui qui décide le déclenchement», précise-t-on au ministère de la Justice.

Dès qu’il est déclenché, des messages sont relayés à intervalles réguliers dans tous les médias partenaires pendant les trois premières heures. «Après, c’est à eux de voir à quel rythme ils diffusent les flashs», poursuit cette source. Outre la visibilité et la mobilisation de la population, «qui a été décisive dans plusieurs enlèvements», l’objectif est aussi de mettre la pression sur le ravisseur. «Il voit au cours de ses déplacements qu’il est recherché, via la radio, des messages sur les autoroutes, dans le train…»

Décision délicate à prendre

Mais attention, déclencher des alertes enlèvement présente un risque. Celui de créer l’effet inverse au but recherché. «Ça peut faire courir un risque supplémentaire à l’enfant par exemple», souligne ce connaisseur du dispositif. D’autant que la personnalité du ravisseur est très rarement connue à cet instant de l’enquête. Par ailleurs, comme un appel à témoin, le déclenchement d’une alerte enlèvement draine de nombreuses fausses pistes. Qui peuvent à leur tour faire perdre du temps à l’enquête.

Depuis quatre ans, Facebook est aussi entré dans le dispositif, relayant via une page dédiée les alertes. Le réseau social s’est aussi engagé, une fois l’enfant retrouvé, à supprimer les photos de signalement. Comme la cinquantaine d’autres partenaires.

H2H Feelsafe pourrait également servir de relai pour ces messages d’alerte, ce que nous allons intégrer probablement dans la prochaine version.

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