Accompagner la chirurgie ambulatoire

Définition

Le terme ambulatoire implique la prise en charge médicale d’un patient, sans hospitalisation, ou d’une durée de quelques heures. On retrouve une prise en charge ambulatoire dans les services de dialyse ou de chimiothérapie, où le patient reçoit son traitement à l’hôpital, puis rentre chez lui pour poursuivre ses activités quotidiennes. La prise en charge ambulatoire peut aussi s’appliquer à la chirurgie, quand l’acte chirurgical est peu important. Elle permet de libérer des chambres, de laisser le patient mener une vie normale et de réduire les coûts.

Le suivi des patients

Actuellement le patient qui sort de l’hôpital n’est plus en contact avec le médecin ou chirurgien ou même l’équipe qui s’est chargé des soins. Le cordon est rompu et aucune alerte efficace ou information qui rassurerait le patient ne sont possibles

Une solution de mise en contact

La solution H2H Feelsafe de H2H mobility permet aux patients de rester connecté avec l’équipe ou le praticien de façon non intrusive. Il peut juste indiquer en temps réel que tout va bien, envoyer des messages, et déclencher une alerte si besoin.

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Pourquoi créer des indicateurs en entreprise ?

Ref. Santé & Travail n° 079 

Les-objets-connectes-et santé

La production d’indicateurs en santé au travail se développe dans les entreprises. Pour autant, leur élaboration comme leur utilisation ne donnent pas toujours lieu à un véritable débat, ce qui réduit leur pertinence.

 » Le recours à des outils de quantification de la santé au travail se développe aujourd’hui au sein des entreprises. La tendance est à la mise en place de dispositifs systématiques et pérennes, produisant régulièrement des données chiffrées sous la forme d’indicateurs censés permettre des comparaisons dans le temps et entre diverses unités (des secteurs de l’entreprise, des établissements…). La place prise désormais par ces dispositifs dans le débat sur les questions de santé au travail en entreprise mérite que l’on étudie d’un peu plus près les motifs de leur mise en oeuvre, les usages sociaux qui en sont faits et leurs effets en matière de prévention. »

Outil stratégique

« Il existe des intérêts hétérogènes, mais non moins communs, portés au développement du chiffrage. Dans la demande d’indicateurs de  » santé au travail « , formulée par les partenaires sociaux, s’expriment diverses attentes. Certains veulent y voir un simple outil de connaissance, ou un levier de pilotage et de management, ou encore la base d’un dialogue sur la santé au travail. D’autres espèrent en tirer des arguments dans un débat sur la définition d’un  » problème « , ou un appui à la mise en forme de démarches réglementaires, comme l’élaboration et la mise à jour du bilan social ou du document unique d’évaluation des risques. D’autres, enfin, peuvent vouloir s’en servir comme outils de  » preuve « , en vue d’étayer des responsabilités ou de les minimiser »…

« Il est néanmoins important de rappeler que, au-delà de ces attentes, l’utilisation qui peut être faite des données chiffrées dépend avant tout de la façon dont elles sont fabriquées, diffusées, débattues et interprétées. Quantifier est en effet un acte politique avant d’être un acte technique et mathématique. Tout chiffre résulte de choix, concernant la définition de l’objet que l’on cherche à mesurer, les catégories retenues pour l’enquête, les méthodes de quantification (questionnaire, échantillonnage…). Ces choix structurent la manière de définir le problème et donc d’agir dessus. »

Compréhension ou évaluation ?

« Enfin, on peut distinguer deux logiques dans l’usage qui est fait des chiffres : une visée de description et de débat et une visée d’évaluation. La première cherche à comprendre les processus sous-jacents à l’obtention de tel ou tel résultat. Par exemple, le constat d’une diversité de situations au sein d’une même entreprise peut amener à rechercher ce qui favorise la protection et la construction de la santé dans certains métiers ou secteurs et ce qui y fait obstacle dans d’autres. Dans une logique évaluative, au contraire, la comparaison des résultats tend à définir une norme, un niveau à atteindre. Au sein de grands groupes, il est fréquent d’observer une comparaison des résultats des filiales par rapport au groupe. Le niveau du groupe tend à servir de référence, et les résultats dans les filiales sont jugés rassurants ou inquiétants par rapport aux écarts observés. Cela revient à considérer que le niveau moyen est  » objectivement  » moyen, c’est-à-dire ni bon ni mauvais.

Ces divers usages sociaux des chiffres sont révélateurs de conceptions opposées quant à la manière de prendre en charge les problèmes. La façon dont les chiffres sont utilisés, loin d’être dictée par leurs concepteurs, résulte avant tout de rapports de force entre divers acteurs qui ont des attentes divergentes envers les données et le rôle joué par les instruments de quantification. Au coeur des tensions sur les usages des chiffres, la question de l’imputabilité aux conditions de travail de ce qui est constaté est implicitement posée.

L’augmentation des demandes de chiffres par les partenaires sociaux, de l’offre en matière d’outils de mesure en santé au travail, et la diversité des dispositifs de quantification mis en place aujourd’hui dans les entreprises ne se traduisent pas forcément par une mise en débat du travail et de ses enjeux. Pour ce faire, il faudrait construire des indicateurs cohérents et partagés, créer des dispositifs permettant une discussion collective et controversée sur les méthodes et catégories statistiques utilisées, l’interprétation des résultats et leur insertion dans des démarches de prévention. »

http://www.sante-et-travail.fr/pourquoi-creer-des-indicateurs-en-entreprise_fr_art_1155_59550.html