Enlèvement d’Inès, une jeune fille de 15 ans

FAIT DIVERS – L’adolescente de 15 ans, originaire de Roanne, dans la Loire, avait disparu depuis le 24 mars. Elle a été retrouvée ce mardi en région parisienne.

Ceci a été classé comme fait divers, un de plus !! Mais pour Inès et sa famille, c’est loin d’en être un. Heureusement l’épilogue est cette fois-ci plutôt heureux. Mais au bout de plus d’un mois, pendant lesquelles on ne sait pas ce qu’Inès a enduré. Elle avait disparu depuis 35 jours. Inès, 15 ans, avait quitté son domicile de Roanne (Loire) le 24 mars dernier, et n’avait pas donné de nouvelles depuis. L’adolescente a finalement été retrouvée en vie ce mardi à Colombes, en région parisienne.

Ines-Baritel

La jeune fille avait été aperçue le 25 mars en gare de La Part-Dieu, à Lyon, en compagnie de deux filles plus âgées. Elle était ensuite montée dans un TGV qui prenait la direction de la gare de Lyon à Paris, où elle a été vue pour la dernière fois. Inès, a été repérée grâce à des écoutes et la géolocalisation de son téléphone portable. Un très beau travail de la police. Mais si Inès avait été reliée via l’application H2H Feelsafe, elle aurait pu être géolocalisée beaucoup plus vite par ses parents, et la police.

 

 

« En bonne santé »

« Elle est bonne santé. C’est un très beau travail des enquêteurs, après toutes ces polémiques. Un travail de qualité. Maintenant, il reste à savoir quel a été son itinéraire, quel est le rôle des gens qui l’ont hébergée et quelle est la nature des relations qu’elle avait avec eux. Pour l’instant, ce n’est pas encore très clair », précise Eric Jallet, le procureur de la République de Roanne, au journal Le Progrès.

Sa mère, a pris la direction de Paris mardi soir pour (enfin) retrouver sa fille.

http://www.metronews.fr/lyon/plus-d-un-mois-apres-sa-disparition-ines-15-ans-a-ete-retrouvee-en-vie/modC!FaI8d5C3JJDRk/

Les « voisins vigilants » – un nouveau concept ?

Le ministre de l’Intérieur espère convaincre un maximum de communes d’adhérer à cette démarche de « participation citoyenne ». Pas gagné.

Logo voisins vigilants

Inspiré du concept anglo-saxon « neighbourhood watch » (« surveillance de quartier »), le dispositif « voisins vigilants » existe en France depuis 2007 dans le but, surtout, de lutter contre les cambriolages. Une cinquantaine de communes des Alpes-Maritimes ont tout d’abord fait office de cobayes, avant de passer le relais, entre autres, au Nord, au Haut-Rhin ou encore à la Drôme, où plusieurs élus ont à leur tour accepté de faire le test. Au total, selon le ministère, le dispositif, qui associe en théorie autant les services de police que ceux de gendarmerie, avait déjà été expérimenté en juin ans 29 départements.

 

En quoi consiste le dispositif « voisins vigilants » ?

« Chacun a intérêt, quand il est absent, à voir son bien préservé » confie d’emblée au « Nouvel Observateur » un représentant de la gendarmerie interrogé à la mi-octobre. Celui qui préfère l’appellation « participation citoyenne » à celle de « voisins vigilants » définit le dispositif comme « un contrat moral entre gendarmes et habitants, une union autour de valeurs communes de cohésion et de respect. » Quant à son application concrète, elle se traduit selon lui, sans plus de précisions, par « tout  signalement de quelque chose d’anormal chez un voisin absent. » Lequel alerte alors la gendarmerie, et accélère ainsi l’intervention.

Mais qu’entend-on par « quelque chose d’anormal » ? « Dans les petites communes, tout le monde se connaît et chacun connaît les horaires et la voiture de son voisin » poursuit le gendarme, avant d’illustrer ses propos par un exemple : « si on voit passer une voiture qu’on ne connaît pas, on la remarque. Si elle repasse 5 minutes plus tard, cela ne nous échappe pas, et si elle repasse une fois de plus on peut trouver cela anormal et appeler les gendarmes. » Le fait de penser à ramasser le courrier de son voisin quand il est en vacances peut aussi, selon lui, trouver sa place dans le dispositif.

Est-il nécessaire de mettre en place un tel dispositif pour penser à ramasser le courrier de son voisin ou signaler aux forces de l’ordre quelque chose de troublant ? « C’est vrai que ça s’est toujours fait, surtout dans les petites communes » admet le gendarme, avant d’ajouter « le dispositif permet de s’engager concrètement, l’acte est plus fort. »

2. Quel est le but du dispositif ?

Il a pour vocation de « rassurer la population, améliorer la réactivité des forces de sécurité contre la délinquance d’appropriation et accroître l’efficacité de la prévention de proximité » écrit Claude Guéant dans sa circulaire. Il y précise également que « l’effort doit être porté dans les quartiers, les lotissements ou les zones pavillonnaires régulièrement touchés par des phénomènes de délinquance multiformes (cambriolages, démarchages conduisant à des escroqueries, dégradations et incivilités diverses) mais aussi dans les villages ou
secteurs plus ruraux pour lutter contre le sentiment d’insécurité. »

Ce dispositif ne risque-t-il pas, au contraire de créer un climat particulier de suspicion, voire d’inciter à la délation ? Aucunement, selon le gendarme, qui se défend de tout espionnage et ne voit aucun inconvénient « à ce qu’on regarde ce qu’il se passe par chez (lui) en son absence ». Qu’a-t-il à répondre à ceux qui y voient un retour aux sombres heures de l’histoire ? « Il faut choisir son camp. L’idée est de se protéger les uns les autres, ça n’a rien à voir avec de la délation ou quoi que ce soit d’autre. On est là pour lutter contre la délinquance. »

Tel est effectivement l’objectif assumé du ministre. Dans sa circulaire, après avoir rappelé que « l’amélioration de la sécurité des Français est une priorité de la politique de l’Etat », il mentionne qu’il entend « développer (…) les actions partenariales susceptibles d’amplifier l’efficacité de la prévention de la délinquance. »

3. Quelle différence avec le « neighbourhood watch »?

Contrairement au dispositif anglo-saxon de « neighbourhood watch », le dispositif « voisins vigilants » ne comporte pas la mise en place de patrouilles ni de « rondes citoyennes. »

4. Vers un système de « voisins référents » ?

Par ailleurs, si le représentant de la gendarmerie précise que « personne n’est répertorié » et que les volontaires ne sont pas listés, la circulaire mentionne que « police et gendarmerie devront pouvoir alerter les ‘voisins vigilants’ de la détection d’un phénomène de délinquance visant le quartier ou le secteur considéré ». Difficile, à priori, à mettre en place sans fiches contacts. « L’idée est seulement de contacter les gens du village de manière générale » répète le même gendarme.

La circulaire, encore, assure que des « travaux juridiques sont en cours » pour consolider le dispositif, et le ministre affirme, sans plus de précisions non plus, que ceux qui le souhaitent pourront « bénéficier du statut juridique de collaborateur occasionnel du service public prévu par la LOPPSI du 15 mars 2011. » « Ce n’est pas encore en place » répond le gendarme, évoquant seulement « un voisin référent, comme un auxiliaire, qui pourra faire l’objet d’un accord particulier. » Comment serait-il choisi ? Le gendarme se veut rassurant : « sa probité, sa moralité seront préalablement vérifiés, il faut que ça soit quelqu’un de confiance. »

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111018.OBS2762/les-voisins-vigilants-comment-ca-marche.html

 

La plateforme et solution mobile H2H Feelsafe peut servir aux « référents » et aux « protégés » pour communiquer s’il y a un problème, et éventuellement alerter la police ou gendarmerie.

 

 

 

 

Les violences envers les enfants : un silence assourdissant et une non-assistance à personnes en danger

De toutes les violences, les violences envers les enfants sont certainement les plus cachées. La loi du silence y règne en maître.

Et c’est particulièrement vrai pour les maltraitances, c’est à dire les violences subies par des enfants alors qu’ils sont à la garde d’une personne de confiance ou dont ils dépendent, comme un parent, un frère ou une soeur plus âgé, un autre membre de la famille, une nourrice, un baby-sitter, ou par une personne ayant une autorité sur l’enfant (enseignant, éducateur, personnel soignant, prêtre, etc.), et parfois même par des personnes travaillant dans une structure sociale censée protéger les enfants d’un tel danger (institution, famille d’accueil, etc.).

http://memoiretraumatique.org/memoire-traumatique-et-violences/violences-faites-aux-enfants.html

 

La lutte contre le harcèlement est une priorité

« La lutte contre le harcèlement est une priorité du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Priorité car le harcèlement va à l’encontre des valeurs défendues par l’école : le respect de chacun, l’acceptation des différences, l’apprentissage de la citoyenneté. La loi du plus fort ne peut pas régir les rapports entre élèves.
Pendant longtemps, et parfois encore aujourd’hui, le harcèlement entre élèves a été considéré comme anodin, voire constitutif de la construction de nos enfants et de nos jeunes, laissant souvent entendre que ces violences « forgeaient le caractère ». Pour contrer ces discours fatalistes, il est indispensable de mieux faire connaître ce phénomène et ses conséquences qui sont graves, parfois dramatiques sur les courts, moyens et longs termes. Il est essentiel de briser la loi du silence et de refuser que, pour une différence, réelle, supposée ou fantasmée, un enfant puisse être victime de brimades, d’injures, de violences physiques, de rejet, de rumeurs à répétition. Au-delà de la considération indispensable de ces souffrances, le harcèlement doit aussi interpeller l’école car il traduit un dysfonctionnement du groupe, qui trop souvent ne réagit pas à ces violences. Or l’école a pour mission de favoriser le vivre ensemble, de transmettre et de faire vivre, au quotidien, les valeurs de la République auprès des citoyens en construction que sont nos élèves.
Ce phénomène, qui touche plusieurs centaines de milliers d’enfants et de jeunes, est l’affaire de tous. Le ministère a développé une vaste politique publique pour sensibiliser, prévenir, former ses personnels et également prendre en charge les situations de harcèlement existantes. Beaucoup se fait déjà, mais le chemin à parcourir reste long. La lutte contre le harcèlement invite à un changement de regard sur les victimes, les témoins, mais aussi les auteurs de ce phénomène. Elle implique de travailler dans la confiance avec les familles, qui ont besoin d’être rassurées, écoutées, orientées quand leur enfant est en souffrance.
Pour que la lutte contre le harcèlement soit efficace, elle doit s’inscrire dans un temps long, celui de la prévention, de la vigilance au quotidien. Pour prévenir, il est indispensable de renforcer la co-éducation, de réfléchir à l’engagement des élèves, à l’écoute qui leur est réservée. Les équipes, dans le respect des compétences de chacun, doivent être en mesure de repérer ce phénomène, de le prévenir et de le prendre en charge. C’est un travail collectif qui ne peut relever des seuls personnels médico-sociaux ou de vie scolaire. Le harcèlement interroge aussi les partenariats car si l’école peut beaucoup, elle ne peut pas tout. Il est indispensable que la prise en charge éducative de la situation soit accompagnée d’une prise en charge plus individuelle des enfants et des jeunes victimes ou auteurs. Tous doivent pouvoir se reconstruire après les blessures psychologiques infligées et changer de comportement quand ils sont auteurs, car c’est cela aussi, éduquer.
Pour faire face aux urgences et aux situations déjà malheureusement installées, le ministère a mis en place des dispositifs multiples : numéros verts national et académiques, réseaux de référents « harcèlement » pour écouter et accompagner les familles et les établissements.
L’action se poursuit et continuera à s’amplifier grâce à l’implication de tous pour que le climat scolaire dans nos écoles et nos établissements soit apaisé et favorable au bien-être des élèves et des personnels, préalable indispensable à la transmission des savoirs que doit assurer l’école de la République. »
Najat Vallaud-Belkacem.
http://www.education.gouv.fr/cid86060/agir-contre-le-harcelement-a-l-ecole.html

Application alerte violence enfants

Prévenir des violences faites aux enfants

En règle générale les enfants subissant des violences, ou toute forme de sévices, n’osent pas témoigner, en parler directement aux personnes qui pourraient les aider, les réconforter. C’est pourquoi nous pensons que via l’utilisation d’une application telle que H2H Feelsafe, l’enfant pourrait se sentir plus libre pour se confier ou alerter.

Alzheimer: Un premier «village Alzheimer» dans les Landes

Un «village Alzheimer», inédit en France, au cœur de la pinède des Landes, où les résidents apprendraient à renouer avec les rituels d’une vie presque ordinaire? Le projet attend pour se concrétiser le feu vert de l’Etat, «début juin 2015», assure l’ex-ministre (PS) Henri Emmanuelli, fraîchement reconduit à la tête du département. Pour une «ouverture espérée en 2017», précise, de son côté, le directeur de l’Agence régionale de Santé (ARS) d’Aquitaine, Michel Laforcade.

Elus, architectes et acteurs de santé s’attellent depuis plus d’un an à la réalisation de cette initiative, inspirée par la lecture, fin 2013, d’un article du quotidien Le Monde sur le premier «village Alzheimer» d’Europe, aux Pays-Bas. A Weesp, à une vingtaine de kilomètres d’Amsterdam, 150 seniors atteints de démence avancée déambulent, en effet, librement dans les venelles de De Hogeweyk, petit «village» convivial aux patios verdoyants et terrasses fleuries.

Placé, nuit et jour, sous l’étroite surveillance d’un personnel formé

A cette nuance près toutefois que ce lieu de vie et d’échanges entre patients, familles et professionnels de santé, financé presque intégralement par l’Etat néerlandais (17,5 millions d’euros pour un budget total de 20 millions), est placé, nuit et jour, sous l’étroite surveillance d’un personnel formé à la prise en charge des pathologies séniles.

Dans les Landes, l’idée d’une alternative au traditionnel Ehpad (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) a donc mûri au fil des échanges entre l’Agence régionale de santé (ARS) et le département. Dès juin 2014, la décision est prise de «faire une première étude de faisabilité» et, trois mois plus tard, une délégation est dépêchée in situ pour observer le modèle néerlandais.

648x415_village-alzheimer-inedit-france-coeur-pinede-landes-ou-residents-apprendraient-a-renouer-rituels-vie-presque